Le cabinet Deloitte scrute les tendances du secteur numérique gabonais en 2019

  • Par: roland olouba
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Vue partielle de l’assistance

C’est au cours d’un atelier qu’il a organisé à Libreville ce 10 mai que le cabinet de Conseil et d’Audit, Deloitte, a réuni les acteurs de l’écosystème numérique gabonais. C’était pour présenter les tendances en matière d’évolution numérique sur la scène mondiale. L’accent était donc mis sur le Gabon. Ainsi, le numérique demeure une niche pleine d’opportunités pour ceux qui vont s’arrimer aux réalités de la technologie du numérique.

Le représentant de Deloitte Afrique francophone, Karim Koundi, a donné les tendances dans le domaine du numérique en 2019. Il s’agit notamment de l’Intelligence artificielle, de l’utilisation de la technologie de la 5G portée par le géant chinois Huawey, du sport, de la musique et bien d’autres secteurs qui vont influencer la technologie au plan mondial.

Selon Deloitte, le Gabon devrait faire la veille technologique sur tout ce qui se passe à l’échelle planétaire et l’appliquer. Il ajoute en précisant que le numérique ne connait pas de frontières. « Nous avons présenté les différentes innovations dans le secteur des technologies dans le monde mais aussi les spécificités du marché africain et en particulier le Gabon. Cela permet donc de voir l’impact dans les secteurs et les opportunités », a déclaré Karim Koundi dans son allocution.

Toutefois, la question a été soumise aux discussions : «Comment faire émerger des champions africains du secteur numérique ?»

Pour répondre à cette question, le directeur général de l’incubateur multisectoriel des entreprises Sing Yannick Ebibie a réagi. Il a exhorté le panel d’experts à utiliser les données fournies par Deloitte comme une mine d’or afin d’agir en conséquence dans la prise des décisions.  Au passage, il a reconnu les efforts fournis par les pouvoirs publics en matière d’infrastructures des TIC en 10 années. Par ailleurs, les impressions 3D vont occuper l’écosystème mondial.

De son coté, Sylvère Boussamba, fondateur de l’école 241 a souligné l’absence des compétences locales. Cela a poussé les entreprises à rechercher l’expertise extérieure sur le court terme. « Parfois, les compétences locales ne sont que théoriques. C’est le moment de revoir la copie. L’exemple de l’école 42 en France formant les professionnelles du numérique qualifiés en moins d’une année est à suivre. » A-t-il dit.

La force de l’Afrique demeure sa jeunesse.  Elle sera à près d’un milliard de personnes en 2030 selon les estimations. Les investisseurs africains pourraient mieux exploiter le marché numérique pour se réinventer.

 

Par Roland  RV OLOUBA OYABI